17.11.2007
N'allez pas faire un tour...
Un jour, je suis parti de chez moi pour aller faire un tour. Très vite, je me suis rendu compte que je pouvais très bien le faire chez moi, mon appartement étant assez grand pour cela. Cependant, puisque j'étais sorti, j'ai fait quand même mon tour. Une fois cela fait, je me suis dit que j'allais rentrer. Seulement, ce tour sur moi même m'avais désorienté et j'avais perdu mon chemin. Les pieds posés dans le vide, j'ai donc cherché où pouvait bien être passée la route qui quelques instants auparavant m'indiquait comment rentrer chez moi.
Alertant alors un passant, qui par chance passait ce qui faisait de lui un parfait passant, ce qu'il n'aurait pas pu être à l'arrêt, je tentai de me renseigner sur le devenir du chemin et sur la conduite à suivre. Arguant du fait qu'il était pressé (en effet, il ressemblait fort à un citron dont on aurait tiré tout le jus tant il était mince), il me proposa d'aller me faire cuire un oeuf. Surpris, je tentai de répondre qu'il me faudrait d'abord retrouver mon domicile avant de passer à la cuisine, d'autant plus que j'avais prévu plutôt de faire des pâtes.
Me traitant d'andouille, le passant transformé en partant s'en alla rapidement vers le néant, le chemin n'étant pas réapparu. J'eus beau me regarder de toutes parts, je ne compris pas en quoi je ressemblais à une andouille même si associée aux oeufs, cela aurait pu être sympathique et appétissant.
Revenant à mes moutons, sans même savoir d'où venaient ces ovidés, à même le vide qui m'entourait, je me remis à chercher le chemin de ma maison. Dire que j'étais parti juste faire un tour que j'aurais pu aussi bien faire dans mon salon ou même dans mes toilettes, et que je me retrouvais les pieds dans le vide, entouré de moutons aux douces clochettes, avec pour seul conseil d'aller me faire cuire des oeufs à l'andouille, accompagnés par un citron pressé.
Désorienté et quelque peu abasoudri, bercé par les bêlements de mes nouveaux amis, je finis par m'endormir.
18:07 Publié dans Notions inutiles qui ne servent à personne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Cher Toon,
comment dire???
Je me fais du souci pour vous. J'ai bien peur qu'en lieu et place d'andouille, d'oeufs et de citron pressé, vous ayiez plutôt ingéré (par mégarde j'ose espérer) des champignons dont vous ignoriez la toxicité.
Si d'ici quelques jours, la pilule n'est pas encore passée, je me propose de vous faire découvrir le doux pays des bretzels fumants et des choucroutes volantes, histoire de vous ramener à la réalité.
Votre dévoué coin-coin de paradis-paradis ou, devrais-je dire plutôt Ecke-Ecke von Paradies-Paradies, ... je me mets à l'heure alsacienne.
PS:votre délire onirique me rappelle celui d'un certain Raymond Devos, perdu dans une ville entouré de fous qui courent tout le temps... cela vous dit-il quelque chose?
Ecrit par : coincoin de paradis-paradis | 18.11.2007
Raymond Devos ?
Je lui ai tout appris...
Ecrit par : Toon | 18.11.2007
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